Actualités des marchés financiers au 15 juin 2026

Nous vous proposons ci-dessous un nouveau bilan hebdomadaire des marchés de la semaine passée. Bonne lecture.

BILAN DES MARCHES

Un petit pas pour l’homme, un grand pas pour Wall Street

On ne sait pas encore si l’homme ira sur Mars. On sait en revanche que l’action SpaceX, elle, est déjà dans l’espace ! Introduite au Nasdaq vendredi à 135 dollars, elle bondit de 19,2 % le premier jour et franchit les 2 000 milliards de dollars de valorisation, soit les trois quarts du CAC 40 tout entier avalés en une seule séance.

Mais avant ce feu d’artifice, la semaine aura été difficile pour les valeurs technologiques, la faute à une l’inflation américaine qui a atteint 4,2 % en mai son plus haut depuis avril 2023. L’énergie en est le principal moteur, avec +23,5 % sur un an.

La réaction des marchés ne s’est pas fait attendre, le Nasdaq a chuté de 4,7 % sur la semaine, Nvidia, AMD, Broadcom, Qualcomm, toutes en forte baisse.
Pour rappel, quand l’inflation monte, les taux montent. Quand les taux montent, les valorisations des valeurs de croissance, dont les bénéfices sont projetés loin dans le futur, s’effondrent mécaniquement. À cela s’ajoutent des prises de bénéfices naturelles après des mois de hausse ininterrompue. « Cet épisode de vente se faisait attendre depuis longtemps » résumait sobrement un analyste de Wall Street.

Pendant ce temps, sur Terre, Trump annonçait sur Truth Social qu’il allait frapper l’Iran « TRÈS FORT CE SOIR » avant d’aller plus loin : « les États-Unis s’empareront de l’île de Kharg et de ses infrastructures pétrolières », une déclaration de conquête économique. Les marchés n’ont pas paniqué, habitués au traditionnel TACO du président américain « TACO » (traduction édulcorée : Trump finit toujours par se dégonfler).

Fidèle à lui-même, il a finalement annulé les frappes, évoquant un accord « pratiquement finalisé » . À l’heure où cette newsletter est rédigée, Téhéran n’a rien officialisé.

Enfin, comme attendu, jeudi dernier, la BCE a relevé ses taux pour la première fois depuis trois ans. Christine Lagarde a été sans détour : laisser l’inflation s’emballer aujourd’hui rendrait beaucoup plus difficile le retour à la stabilité des prix demain.

On peut toutefois s’interroger sur l’efficience de cette mesure qui ne fera ni baisser le prix du pétrole ni rouvrir le détroit d’Ormuz.
Ce que pourrait faire cette hausse en revanche, c’est de renchérir le coût du crédit pour les entreprises et les ménages pénalisant ainsi l’investissement dans un moment où l’économie européenne se passerait bien de ce coup de frein.

La croissance de la zone euro est attendue à seulement 0,8 % en 2026 selon la BCE elle-même. On resserre donc la vis monétaire sur une économie déjà fragilisée par un choc externe qu’elle ne maitrise pas.
Hausser les taux dans ce contexte, c’est un peu comme donner de l’aspirine à quelqu’un qui a une jambe cassée…

Bonne semaine à toutes et à tous !

Rédigé par Vincent BARBIER, gérant Proximité Partenaires Conseils.
Signature Vincent Barbier

Les informations contenues dans cette newsletter sont arrêtées en date du 15/06/2026 et ne sont donc pas valables dans le temps.

Pour tout renseignement complémentaire, contactez un conseiller.

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