Nous vous proposons ci-dessous un nouveau bilan hebdomadaire des marchés de la semaine passée. Bonne lecture.
Retour à la case Iran
Il y a trois semaines, on signait la paix à Versailles entre deux bouchées de homard. Cette semaine, Trump déclarait le cessez-le-feu « terminé ».
Tout est parti d’un porte-conteneur chypriote : le GFS Galaxy, qui tentait de passer par les eaux omanaises pour contourner le corridor imposé par l’Iran dans le détroit d’Ormuz. Les Gardiens de la Révolution l’ont attaqué au drone, provoquant un incendie à bord. Vingt‑trois membres d’équipage ont été secourus, un est toujours porté disparu. Washington a répliqué en frappant plus de 80 cibles iraniennes. Téhéran a répondu en frappant 85 installations militaires américaines au Koweït et à Bahreïn.
Trump a résumé la situation avec sa délicatesse habituelle : « Nous avions un accord avec eux. Ils cédaient sur tout, et deux heures après, ils ont frappé un navire avec un drone ».
Décidément, rien ne se passe comme le président américain le souhaite et c’est valable jusque sur les terrains de football.
Malgré un coup de fil personnel au président de la FIFA pour obtenir l’annulation du carton rouge de son joueur Folarin Balogun, les États-Unis se sont quand même fait éliminer par la Belgique en huitièmes de finale, entrainant de facto des droits de douane de 200% sur toutes les bières belges importées sur le sol américain (information à prendre avec prudence…).
Les conséquences sur les marchés sont elles bien concrètes et non fantasques : le Brent a flambé de +7 % au-dessus de 80 dollars en séance. Les taux ont bondi : l’OAT française a atteint 3,92 %, un niveau inédit depuis juin 2009 qui pourrait donner l’occasion aux futurs candidats à la présidentielle de relire leur page économie. Trente ans que le tour de magie consiste à faire disparaître la dette derrière un rideau pour faire apparaître une belle hirondelle tricolore. Sauf qu’avec une facture des intérêts qui atteint 77 milliards d’euros en 2026, l’hirondelle est désormais sous assistance respiratoire.
Semi-conducteurs : une semaine en deux temps
Alors que les investisseurs continuent de s’interroger sur le niveau de valorisation des semi-conducteurs, secteur qui, pour les moins puristes, regroupe les entreprises qui fabriquent les puces chargées de faire « penser » vos appareils : le marché a soufflé le chaud et le froid cette semaine.
En début de semaine, Samsung a déçu malgré des résultats jugés satisfaisants : le marché sanctionne son retard sur les puces HBM, ces mémoires haute bande passante indispensable aux processeurs IA de Nvidia. En fin de semaine, SK Hynix a répondu avec fracas : +14% dès sa première séance au Nasdaq, 26,5 milliards de dollars levés. Dans un contexte de guerre, de taux élevés et de pétrole à 80 dollars, les investisseurs ont envoyé un message sans ambigüité : l’appétit pour la chaîne d’approvisionnement de l’IA reste intact.
La question des valorisations, elle, reste entière et nous continuerons à y revenir.
Bonne semaine à toutes et à tous !
Rédigé par Vincent BARBIER, gérant Proximité Partenaires Conseils.
Les informations contenues dans cette newsletter sont arrêtées en date du 15/06/2026 et ne sont donc pas valables dans le temps.
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