Nous vous proposons ci-dessous un nouveau bilan hebdomadaire des marchés de la semaine passée. Bonne lecture.
2025 : une année qui récompense la discipline d'investissement
L’année 2025 aura été un excellent rappel d’un principe fondamental de l’investissement : ce sont rarement les décisions prises dans l’urgence qui créent de la valeur.
Après le choc du « Liberation Day », les marchés ont montré que la discipline, la patience et le temps restent les meilleurs alliés de l’investisseur.
Les actions mondiales ont terminé l’année en hausse significative dans la quasi-totalité des zones du globe, avec des gains à deux chiffres en dollars pour les principaux indices mondiaux.
Aux États-Unis, le S&P 500 a gagné environ +16 %. De son côté, le Nasdaq, boosté par l’optimisme autour de l’intelligence artificielle, a progressé de +20,5 %.
Toutefois, si, en tant qu’investisseur, vous vous êtes positionné sur ces indices exprimés en dollars, il convient d’y retrancher l’effet de change : la baisse du dollar face à l'euro a rogné une grande partie de la performance, ramenant par exemple la progression du Nasdaq à seulement +5,87 %.
En Europe, l’Euro Stoxx 50 a progressé de +18 %, tandis que le CAC 40 est resté en territoire positif, mais clairement à la traîne de ses pairs européens, avec +10 % sur l’année.
En Asie, les marchés japonais et asiatiques ont également été solides. Le Topix (contrairement au Nikkei, le Topix est pondéré par la capitalisation boursière, ce qui le rend beaucoup plus représentatif du marché japonais) a terminé l’année en hausse de +24 %.
Les secteurs d’investissement ont affiché des performances plus disparates. Le grand gagnant reste les métaux précieux, qui se sont envolés, à l’instar du cours de l’argent +147 % !
À l’inverse, le secteur de l’énergie, et plus particulièrement le pétrole, a souffert : face à une offre abondante et à une demande mondiale plus atone, le prix du baril a reculé d’environ 18 %.
Enfin, après une année 2024 d’euphorie, au cours de laquelle le Bitcoin s’était envolé de +119 %, le marché des cryptomonnaies a marqué le pas. Beaucoup d’investisseurs sont devenus plus prudents ou ont pris des bénéfices, ce qui, toutes choses égales par ailleurs, a entraîné une baisse d’environ 6 % des cours.
2026 : entre opportunités et vigilance
La plupart des analystes anticipent une nouvelle année de progression des marchés actions, avec des gains attendus plus modérés (souvent compris entre +8 et +12%). Cette performance serait avant tout portée par la croissance des bénéfices, plutôt que par une nouvelle expansion des multiples de valorisation (le multiple de valorisation mesure combien le marché est prêt à payer aujourd’hui pour les bénéfices futurs d’une entreprise. Plus il est élevé, plus les attentes sont importantes) laquelle laisserait peu de marge d’erreur et rendrait les marchés très sensibles à la moindre déception macroéconomique.
Comme souvent, le principal driver macro restera l’arbitrage inflation / banques centrales.
C’est particulièrement vrai aux États-Unis, où la Réserve fédérale américaine accueillera un nouveau président à partir de mai prochain, nommé par Donald Trump, avec une orientation que l’on peut d’ores et déjà anticiper comme très accommodante.
On peut déjà parier que le prénom du futur président de la Fed sera Kevin et que les calculs ne seront pas bons, même s’il risque de mettre des paillettes sur les marchés !
Entre Kevin Hassett et Kevin Warsh, ce dernier fait figure de favori. Ancien banquier chez Morgan Stanley et membre du FOMC entre 2006 et 2011, il serait partisan de taux directeurs proches de 1 %. Une orientation monétaire de nature à satisfaire le président américain, qui a par ailleurs exprimé le souhait d’être consulté en amont des décisions de politique monétaire.
Le risque majeur de cette ingérence politique est que les marchés commencent à douter de l’indépendance de la première banque centrale du monde et de sa crédibilité dans la lutte contre l’inflation.
Dans ce scénario, les investisseurs exigeraient une prime de risque plus élevée, se traduisant par des taux d’intérêt plus élevés pour les emprunteurs.
Résultat paradoxal : malgré une politique monétaire officiellement plus accommodante, les taux des prêts et des crédits immobiliers pourraient augmenter.
Faute de boule de cristal, une chose est certaine : les marchés évolueront et les cycles se répèteront, mais les règles de l’investissement doivent rester immuables.
Discipline, diversification et patience resteront les meilleurs guides pour aborder 2026 avec sérénité.
Très belle année 2026 à toutes et à tous.
Rédigé par Vincent BARBIER, gérant Proximité Partenaires Conseils.

Les informations contenues dans cette newsletter sont arrêtées en date du 05/01/2026 et ne sont donc pas valables dans le temps.
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