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Nous vous proposons ci-dessous un nouveau bilan hebdomadaire des marchés de la semaine passée. Bonne lecture.

BILAN DES MARCHES

Les marchés à l'épreuve du choc énergétique

Trois semaines de tensions croissantes au Proche-Orient, trois semaines d’escalade militaire, et désormais… trois semaines qui commencent à laisser une empreinte visible sur les marchés.

Cette empreinte est déjà lisible dans les prix de l’énergie : Le Brent évolue désormais autour de 108 $, avec des pointes à 118 $ cette semaine, alors que le WTI reste en retrait, autour de 96 $ le baril.

Cet écart s’explique sur le fait que le Brent est la référence mondiale, il reflète les échanges internationaux et dépend fortement du Moyen-Orient et du transport maritime à l’inverse, le WTI est la référence américaine. Il dépend surtout de la production domestique des États-Unis, moins exposée aux tensions géopolitiques actuelles.

Le conflit a franchi un nouveau cap cette semaine, Israël a frappé le champ gazier de South Pars, pilier de la production iranienne, visant directement une ressource clé pour l’économie du pays.

En réponse, l’Iran a élargi le conflit à l’ensemble de la région du Golfe, en ciblant des infrastructures énergétiques majeures :

  • Le complexe gazier de Ras Laffan (Qatar)
  • Des installations pétrolières en Arabie saoudite, aux Émirats arabes unis et au Koweït
  • Une raffinerie koweïtienne

Les dégâts sur certaines infrastructures, notamment à Ras Laffan, pourraient prendre plusieurs mois, voire des années, avant d’être pleinement réparés.

C’est dans ce contexte que les principales banques centrales devaient se prononcer sur leur politique monétaire et c’est d’abord la Réserve fédérale américaine qui a ouvert le bal mercredi.

Si la décision de maintenir les taux inchangés ne constitue pas en soi une surprise, c’est surtout son analyse de l’impact du conflit au Proche-Orient qui était attendue.

Et sur ce point, le message est clair. La Fed reconnaît ne pas être en mesure, à ce stade, d’évaluer précisément les conséquences économiques du conflit. L’incertitude est jugée trop élevée pour justifier une décision hâtive.

Le graphique des “dot plots” continue de maintenir une baisse de taux pour 2026, mais cette projection est loin d’être acquise, comme l’a rappelé Jerome Powell : « Les prévisions concernant les taux sont conditionnées aux performances de l'économie. Si nous ne constatons pas de progrès, il n'y aura pas de baisse de taux. »

Comme la Réserve fédérale américaine, la BCE a adopté une posture prudente en laissant donc le temps d'évaluer les répercussions de la guerre au Moyen-Orient pour l'inflation et la croissance de la zone euro.

Toutefois, la remontée attendue de l’inflation : autour de 3,2 % au deuxième trimestre pourrait rapidement rebattre les cartes.

Elle pourrait inciter l’institution de Francfort à resserrer sa politique monétaire lors des prochaines réunions, quitte à ajuster ensuite sa trajectoire si le ralentissement économique se confirmait à horizon 2027.

Bonne semaine à toutes et à tous !


Rédigé par Vincent BARBIER, gérant Proximité Partenaires Conseils.
Signature Vincent Barbier

Les informations contenues dans cette newsletter sont arrêtées en date du 23/03/2026 et ne sont donc pas valables dans le temps.

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